Embrasser le trouble

Souvent présentée comme propice à la dissolution du trouble,
la pratique consiste pourtant avant tout d’abord à apprendre à l’embrasser.

Pas le serrer à l’étouffer.
Pas le chasser non plus.
Juste l’embrasser.

Lui offrir l’espace de ses bras,
lui ouvrir l’espace de son cœur
pour simplement l’autoriser à être ce qu’il est ce trouble.

Certes sans en faire toute une montagne qui nous écrase,
mais sans faire comme s’il n’était qu’une poussière sur laquelle il suffirait de souffler non plus.

Se laisser juste le ressentir pour ce qu’il est.
Ni plus.
Ni moins.

Lui laisser la liberté de vivre sa vie de trouble qui,
comme toute vie,
le fait naître,
être,
disparaître,
se transfomer.

Oui, le laisser vivre
sans se retenir,
ni se précipiter,
puis le laisser se transformer.

Juste ça.

Et se rappeler qu’il n’est rien qui reste figé si l’on ne s’y oppose.

Quel que soit le trouble,
si l’on s’offre de le reconnaître et,
si en l’embrassant et en s’y plongeant pleinement,
on se donne de rencontrer sous sa surface l’essence profonde de soi-même prête à nous être révélée,
alors notre sincère transparence ne peut dès lors qu’en émerger.

***


Performance : Mimèsis, Barbara et Michael Leisgen


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